Mexique / Le Mexique Classique / Yucatán
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mercredi, 20. septembre 2017

Uxmal, Merida & Chichén Itzá

La presqu’île du Yucatan, le long des plages près des eaux turquoise de la côte des Caraïbes, impressionne par ses trésors culturels fascinants.

A Uxmal l’histoire de l’époque postclassique Maya incite à une visite. L’architecture Puuc présente ici un des plus beaux et des plus intéressants lots de vestiges au monde. Catherwood s’était déjà rendu compte de l’importance d’Uxmal, et nous a laissé beaucoup d’informations essentielles grâce à ses dessins de 1841. Le nom Uxmal signifie « la ville construite trois fois ». Fondée entre 600 et 950 ap. J.C., la signification de plusieurs édifices n’a pas encore été complètement élucidée. Ici aussi les ruines ont été érigées en plusieurs étapes  et surprennent par des façades merveilleusement ornées, d’énormes terrasses et des places, des colonnes, des porches. Les chercheurs sont certains que Chac, dieu Maya de la pluie, fut glorifié comme souverain de cette cité. Il y a toutefois des signes d’influence mexicaine. La technique des mosaïques, l’architecture des colonnes ainsi que la présence du serpent à plumes appelé Kukulkán dans la langue Maya, prouvent un contact intensif avec les cultures du nord.

Merida, la capitale coloniale du Yucatan fut construite en 1542 par l’espagnol Franciso de Montejo, près de la colonie Maya T’Ho. Jusqu’à aujourd’hui Merida est le centre culturel et économique du Yucatan. Les plus anciennes constructions de la ville sont les témoins architecturaux de l’essor économique, rendu possible par le travail des paysans et l’exportation du sisal vers l’Europe. Près de l’immense cathédrale, aussi archevêché, la plus grande du Yucatan, achevée en 1598, il faut noter le Palacio Municipal et la Casa Montejo, la demeure du fondateur de la ville, avec son portail décoré de figurines. Merida impressionne par son charme colonial, ses rues étroites et ses fiacres romantiques. Les influences françaises et espagnoles se retrouvent partout dans la ville. Ainsi les Champs Elysées ont servi de modèle au Boulevard Paseo de Montejo.

Et puis Chichén Itzá – nouvellement élue merveille du monde. Le développement de la culture Maya sous l’influence des Tiltèques venus du Mexique central, se retrouve à Chichén Itzá dans toute sa splendeur. On pourrait rester plusieurs jours dans ce lieu de vestiges. Il y a peine 30 bâtisses mises à jour et restaurées parmi les nombreuses ruines ensevelies et envahies par la forêt. Les plus anciens édifices datent de 600 après  J.C., à l’apogée de la période classique. La plupart furent construits ou agrandis par les Toltèques.

Devant nos yeux ahuris passe une procession parée de rubans multicolores qui voltigent superficiellement, un bruit régulier de tambour retentit jusqu’au sommet du temple où se tient le grand prêtre pour débuter la cérémonie en l’honneur du dieu de la pluie Chac Mool.

El Castillo, l’édifice le plus impressionnant d’une hauteur de 30 mètres,  offre une vue splendide, loin vers l’horizon. Ensuite le plus grand terrain de jeu de balles du Yucatán. Puis nous allons nous promener à l’ombre des arbres jusqu’à la fontaine des sacrifices et nous nous demandons comment tous les trésors de jade, de cuivre et d’or ont pu sommeiller des centaines d’années enfouis. « El Caracol » nous fait penser à une carapace d’escargot et a été découvert et dessiné en 1842 par le chercheur Frederik Catherwood. L’observatoire servait  aux Mayas à observer Venus et son orbite. Ils croyaient que Vénus traversait le royaume des ténèbres quand elle disparaissait  du ciel le soir, là elle pouvait peut-être rentrer en contact avec les méchants des enfers. Ainsi vivaient ils dans la peur constante qu’un jour l’étoile du matin ne se lèverait plus.