Mexique / Le centre du Mexique / Jalisco
Deutsch
English
Wednesday, 26. April 2017
Agavenfelder vor den Toren von Tequila
Champs d'agaves aux portes de Tequila
Ein Jimador beim Agavenschneiden
Un Jimador coupant l'agave
Geschnittenes Agavenherz
Coeur d'agave coupé
Tequila in Fässern - Cuervo
Tequila en barriques Cuervo

Mariachis, Chevaux & Tequila

L'état fédéral de Jalisco est certainement l'un des états les plus intéressants du Mexique - pas seulement à cause de sa célèbre eau de vie d'agaves.

L'histoire du village de Mezcala au bord du Lago Chapala remonte loin au temps des chasseurs et des collecteurs nomades. L'origine du nom reste incertaine, vient-il du Mescal, la boisson extraite de l'aloès qui pousse à cet endroit, ou la signification  du « lieu où vit la lune » ? Le village s'est ouvert très tard au tourisme et a su préserver son originalité. Avec de la chance vous rencontrez ici un vieil homme qui parle encore la langue des anciens habitants, le Náhuatl. Mezcala ne s'est pas développé près de l'église construite en 1971, ni autour de la place, mais aux abords du lac, sur les quais et le môle animés. La Casa de la Cultura de Mezcala vous donne un aperçu passionnant des diverses époques du village; des objets préhistoriques tels des os de mammouth, des pointes de flèche, des conteneurs d'offrandes sont exposés, mais aussi des pistolets, et des boulets de canons de l'époque coloniale et de la guerre d'indépendance, près des costumes traditionnels et des mantillas très travaillées. Vous découvrez ici les coutumes, les fêtes et les mœurs.

L'Isla de Mezcala est située à l'endroit le plus profond du lac Chapala à environ 5 kms au sud de Mezcala. Elle a joué des rôles importants et variés dans l'histoire du Mexique. Elle servit tout d'abord de lieu de pèlerinage pour des rituels d'offrandes. Les fouilles archéologiques dévoilent un passé de plus de 3.000 ans. Durant la guerre d'indépendance (1810-1821) l'Isla fut le théâtre de plusieurs batailles qui ont eu une influence décisive dans la destinée du pays – les seuls témoins sont les restes d'une fortification avec un pont de chemin de fer. Plus tard l'île servit de prison de haute sécurité à cause de son éloignement et fut nommée l'Alcatraz du Mexique. Le bâtiment central se composait de deux voûtes emmurées pour environ 100 prisonniers. L'île tomba dans l'oubli au fil du temps, les bâtiments se délabrèrent, et les habitants utilisèrent la terre pour des cultures de prunes et de concombres. Seulement ces dernières années diverses  institutions se sont engagées dans la restauration des lieux historiques et à entreprendre des fouilles archéologiques pour ressusciter les légendes de l'Isla del Presidio.

Guadalajara, la deuxième plus grande ville du Mexique vous accueille pour une visite. L’Hospice Cabanas fut fondé en 1805 par l'évêque Juan Ruiz de Cabanas pour recueillir les orphelins et les démunis. Il fut reconnu en 1997 par l'UNESCO patrimoine culturel mondial et héberge aujourd'hui le centre culturel Instituto Cultural de Cabanas Guadalajara. Le bâtiment de l'hospice est en fait le plus grand édifice colonial de toute l'Amérique; sa structure compliquée compte 23 patios que surmonte une coupole centrale. Les murs et les voûtes de la chapelle furent remodelés en 1938-39, dans le style du muralisme, par le remarquable artiste mexicain José Clemente Orozco, le cofondateur de la peinture mexicaine contemporaine. Les peintures murales sont reconnues comme des chefs-d’œuvre de l'art mexicain; parmi elles les scènes de la conquête espagnole El Conquistador, la fresque Hombre del Fuego ainsi que les Chevaliers de l'Apocalypse.

Le principal lieu de Guadalajara demeure la cathédrale bâtie entre 1541 et 1628. Elle est entourée de quatre plazas magnifiques. Du côté du portail se trouve la Plaza de los Laureles, une place ombragée avec des lauriers indiens. Ce sont surtout les jeunes qui se rencontrent ici. Près de la cathédrale se trouve également la Plaza de Armas, avec le pavillon victorien très connu. La Rotonda de los Hombres Ilustres est un superbe endroit verdoyant avec les statues en bronze grandeur nature des citoyens d'honneur de Guadalajara. Derrière la cathédrale la quatrième place, La Plaza de la Liberacion avec sa fontaine coloniale, et bordée par le remarquable Teatro Degollado. Après une visite de la cathédrale c'est merveilleux de flâner à travers les différentes places et d'observer la vie mexicaine.

Avez-vous déjà entendu parler du Tequila Express?  Le trajet en train spécial de FerroMex se déroule entièrement sous le signe du breuvage national mexicain à fort pourcentage d'alcool, la Tequila.  Pour cela vous devez être ponctuel au départ du train en gare de Guadalajara. Déjà dans la salle d'attente, vous remarquez la bonne humeur des voyageurs mexicains, venant de tout le pays, pour passer le samedi à Jalisco. Dès le départ de Guadalajara, le train se dirige vers l'ouest, en direction des champs d'agaves interminables. Tandis qu'à l'extérieur le paysage unique en son genre se déroule sous vos yeux, un groupe de mariachis se charge de mettre une bonne ambiance. Bien entendu il y a aussi des snacks et du Tequila à volonté. A Amatitan on vous conduit aux champs d'agaves de la société José Cuervo au pied du volcan Tequila. Ici vous attend un Jimador qui va vous montrer l'art de couper les agaves; souvent le savoir-faire, les soins dans les premières années de la plante, et la récolte finale, se lèguent de père en fils. Jusqu'à la récolte du coeur de l'agave, il faut au moins attendre 8 ans. Sur le lieu le Jimador fait la démonstration des différentes manières de découper l'agave bleue ( l'agave employée pour la Tequila). Un fruit sera cueilli pour vous, les feuilles pointues seront complètement coupées pour libérer un ananas qui peut peser jusqu'à 45 kg.

Puis nous partons dans la ville de Tequila. Ici nous visitons la Casa José Cuervo. Après une courte présentation de la fabrique, vous pourrez apprécier une dégustation de Tequila extra classe dans les caves voûtées de la plus vieille fabrique de Tequila du Mexique. Vous apprenez tout sur la distillation de ce fine agave. Comment vieillit la Tequila, comment il faut la conserver, comment obtenir la meilleure, comment éviter le trop fort degré d'alcool, et quand il faut la boire, et avec quoi il faut la boire. Vous goûtez aussi peut-être à la table en chêne un peu de ce précieux fût contenant l’Anejos à point. Qui en a le courage?

Puis vous repartez vers Amatitan où vous visitez la fabrique de Tequilería Herradura, ici vous voyez comment le cœur de l'agave est cuit, moulu et fermenté. Après la visite de l'intéressant musée du site,  vous rejoignez le groupe du train, vous appréciez la fiesta mexicana avec les Mariachis, un bon repas et des mexicains joyeux. Le soir le Tequila Express nous ramène à Guadalajara.

Une zone archéologique encore inconnue du tourisme attend les visiteurs intéressés aux portes de Guadalajara. Les fouilles précolombiennes s'étendent sur près de 19 hectares et  se composent de dix pyramides circulaires monumentales, de deux grandes arènes pour les jeux de balles, de places rectangulaires, d'appartements et de terres agricoles en terrasses. Les pyramides sont particulièrement intéressantes à cause de leur conception en quatre cercles concentrés. Actuellement on pense que ce lieu fut dédié au dieu du vent Ehécatl. L'histoire de cette région remonte à environ 1.000 ans avant J.C. lorsque la civilisation indienne se développa, à laquelle on donne le nom de Tradicion Teuchitlán. Cette culture qui excersait son influence  sur une grande région connut son apogée  vers environ 200 après J.C. Et sa décadence  au 9 ème siècle. Plusieurs peuples dominèrent ensuite cette région jusqu'à la conquête par les espagnols en 1524 sous Cortès et Guzman. Durant la période coloniale de nombreuse haciendas et ranchos virent le jour, et c'est seulement en 1837 que les environs de  Teuchitlán devinrent une commune indépendante.

Vous pouvez aussi aller voir une Charriera à Guadalajara. L'origine des charrieras vient des compétitions des cowboys mexicains, des gardiens de bétail que l'on nomme aussi vaqueros. Ils montraient le travail dans une hacienda et faisaient voir leur talent de cavalier à la charriera. Si l'on remonte encore davantage dans le temps, tout débuta en fait avec Hernan Cortés qui apporta les premiers chevaux au Mexique, lorsqu'il débarqua avec 16 soldats  à cheval. Au décès d'un cheval lors d'une expédition au Honduras, les Mayas exprimèrent leur respect devant le cheval et considérèrent le cadavre comme une divinité. Autrefois chaque colon espagnol était tenu de posséder une cheval. Aux indigènes par contre, il était interdit par décret royal de 1528, même de s'assoir sur un cheval sous peine de mort. Lorsque plus tard dans les élevages de bovins, l'aide des indiens devint indispensable, cette ordonnance fut supprimée. Le cheval était jadis un centre d'intérêt autant pour le travail que pour le sport. Les cavaliers mexicains développèrent une technique pour maîtriser les taureaux sauvages. Le cavalier attrape la queue du taureau appelée aussi colear ou coleado. Tout d'abord le troupeau est rassemblé puis au galop chaque bête est mise à part, on l'attrape par la queue que l'on passe sous la patte arrière droite et que l'on attache à la boucle de la selle. Puis ils font faire au cheval un demi tour à 180 degrés, brusquement pour que le taureau tombe à la renverse. Les Charros ont aussi une histoire dans les guerres mexicaines- ils formèrent la cavalerie. A la bataille de Alamo, ils chassèrent les texans à l'aide de leurs lassos. Aux combats contre les français, ils utilisèrent leur habileté en détournant les boulets de canon de leur trajectoire avec  leur lasso.

La Charriera est aujourd'hui un événement folklorique avec beaucoup de danses et de chants, que l'on ne doit pas manquer. Des chevaux racés, des charros en costume traditionnel typique, de magnifiques Adelitas – les charros féminins- et beaucoup de musique, une fiesta par excellence et pour beaucoup de mexicains un réel sport national. Sur le Palenque, nom donné à l'arène sont présentés les différents dressages et l'art des lassos. Des groupes rivalisent entre eux dans des compétitions. Nous vous avons réservé une place dans une loge rustique,  d'où vous pourrez observer cette fascinante animation en toute sécurité. Le cola de caballo est la première compétition, lors de laquelle le cavalier doit démontrer qu'il maîtrise parfaitement son cheval. Il galope dans un carré tracé en blanc, et il doit en une seconde faire arrêter son cheval. Puis il tourne en rond, une fois vers la droite, une fois vers la gauche sans quitter le côté droit. A la fin le cheval doit sortir à reculons. Des taureaux sauvages seront apprivoisés et des chevaux non dressés domestiqués, cela s'appellent les Jinetos. Dans le pas de la mort, el paso de la muerte, les cavaliers sautent en plein galop de leur cheval sur le dos d'un cheval non dressé. Lors de la mangana, les chevaux sont capturés au lasso. Il y a également des compétitions pour les femmes – escaramuza charra-  lors desquelles les Adelitas montent en amazone. Peut-être avons-nous la chance, à la fin du spectacle d'assister à la célèbre danse folklorique de Jalisco le Jarabe tapatio.

Dans l'état de Jalisco le travail artisanal a aussi une grande importance. A Tlaquepaque, un quartier réputé de Guadalajara, vous trouvez comme dans un grand marché, tous les artisanats traditionnels mexicains, les uns près des autres dans les boutiques pittoresques de la petite ville. Flânez  dans la superbe zone piétonne ou jetez un regard dans les patios romantiques. Que pensez-vous d'une boisson rafraîchissante au Patio Café?